Histoire
Le Projet sans OGM est né à Berkeley, en Californie, à la Natural Grocery Co., une épicerie de quartier qui vendait des aliments naturels. En 2003, après avoir reçu des lettres de clients inquiets au sujet d’une lécithine de soja GM offerte à l’épicerie, un groupe d’employés a lancé la campagne Les gens veulent savoir. La campagne a rallié 161 épiceries et coops d’alimentation de tous les É.-U. qui ont écrit aux
fabricants d’aliments et suppléments naturels des É.-U. en vue de connaître la situation des produits quant aux OGM pour permettre à leur clientèle de faire des choix éclairés. Les résultats furent partagés en raison d’un problème majeur : l’absence de norme cohérente dans l’industrie quant à la définition d’un produit sans OGM.
Plus tôt, en 2001, The Big Carrot Natural Food Market de Toronto, en Ontario, avait adopté une politique d’achat sans OGM après un an et demi de recherches, cessant carrément d’acheter les gammes de produits que les fabricants ne pouvaient certifier sans OGM. Ce geste radical eut beaucoup de succès. Mais l’absence de norme faisant autorité continuait de poser problème et The Big Carrot recherchait un moyen plus complet et plus fiable de continuer à fournir des aliments sans OGM à sa clientèle.
En 2005, The Natural Grocery Company et The Big Carrot Natural Food Market ont formé ensemble le Projet sans OGM, dans le but de définir de façon standardisée l’absence d’OGM dans l’industrie alimentaire nord-américaine. Pour obtenir les bases scientifiques rigoureuses et le soutien technique mondialement reconnu nécessaires au Projet, ils ont amorcé une collaboration avec Global ID Group, chef de file mondial du testage, de la certification et de l’expertise-conseil en matière d’OGM.
Au printemps 2007, le Projet sans OGM décida d’élargir son conseil d’administration pour intégrer des représentants de tous les intervenants de l’industrie des produits naturels – consommateurs, détaillants, agriculteurs et fabricants. S’efforçant de donner au Projet des assises solides à partir du plus vaste éventail de points de vue possible, ce dynamique conseil d’administration forma ensuite des comités consultatifs sur le plan technique et celui des politiques.